2026-06-11Marché3 min

Par Jeremy Soares — Courtier immobilier résidentiel et commercial, OACIQ H2731

Lecture du marché multilogement montréalais : T2 2026

À la mi-2026, le marché multilogement montréalais se trouve dans une configuration familière mais qui s'accentue : trop de capital pour trop peu d'immeubles bien évalués, avec le financement — pas le prix — comme vrai différenciateur entre acheteurs.

Le côté demande

Trois bassins d'acheteurs dominent. Les investisseurs privés qui montent des plex vers les immeubles de 5 à 12 logements, armés du levier APH Select. Les exploitants établis et bureaux familiaux qui consolident le parc de 12 à 50 logements, de plus en plus par les canaux hors marché. Le capital hors province — des investisseurs ontariens et britanno-colombiens qui arbitrent les prix par porte montréalais contre des fondamentaux locatifs comparables.

Le fil conducteur : presque chaque acheteur sérieux en 2026 souscrit d'abord avec le financement SCHL. Les immeubles qui pointent bien se vendent à prime; ceux qui ne se qualifient pas (forte composante commerciale, problèmes structuraux) font face à un bassin plus mince, et ça paraît dans les prix.

Le côté offre

L'inventaire affiché demeure structurellement mince. Les propriétaires refinancés à des conditions favorables n'ont aucune pression de vendre; ceux qui vendent préfèrent de plus en plus la voie discrète pour protéger leurs locations pendant le processus. Résultat : Centris ne montre qu'une fraction du flux réel de transactions dans le segment 5+ logements, et le produit affiché penche vers les immeubles à histoires — entretien différé, ventes successorales ou ambition de prix.

Où se situent les chiffres

  • 5–11 logements stabilisés : taux de cap de 4–5 %, le produit des arrondissements centraux à l'extrémité serrée
  • 12–50 logements : 4,5–5,5 %, sensible au financement
  • Valeur ajoutée : taux initiaux au-dessus de 5,5 % là où l'écart de loyers ou les travaux le justifient
  • Inoccupation : ~1,5 % sur l'île; l'écart entre loyers en place et loyers de marché au roulement demeure la thèse centrale de valeur ajoutée

Les prix par porte continuent leur lente montée, mais la dispersion s'élargit : les immeubles propres, documentés et finançables (ce que ça signifie) se transigent rapidement, pendant que les dossiers compromis stagnent et se réévaluent.

Ce que ça signifie si vous achetez

Pré-validez le financement avant de visiter quoi que ce soit. Définissez vos critères serrés et soyez prêt à bouger en quelques jours sur les dossiers hors marché — le canal récompense la décision. Souscrivez honnêtement les trajectoires de loyers encadrées par le TAL (la liste de diligence); les acheteurs qui se blessent dans ce marché sont ceux qui ont payé pour des loyers hypothétiques.

Ce que ça signifie si vous vendez

C'est un fort marché de vendeurs pour les vendeurs préparés. La prime va aux immeubles aux dossiers complets : baux organisés, dépenses normalisées, travaux documentés. Les 12 à 24 mois avant la vente, c'est là que la valeur se crée (comment) — et pour plusieurs propriétaires, le canal discret surpassera l'inscription publique tant sur le prix que sur le risque d'exécution.

Pour une lecture propre à votre immeuble — mandat d'achat ou évaluation confidentielle — commencez par la pratique multilogement ou le processus côté vendeur.

Jeremy Soares est courtier immobilier résidentiel et commercial agréé OACIQ (H2731) à Montréal. Les chiffres de marché sont des estimations directionnelles pour le Grand Montréal au T2 2026.

À propos de l'auteur

Jeremy Soares est courtier immobilier résidentiel et commercial agréé OACIQ (permis H2731) à Montréal. Formé en architecture, il combine le courtage — multilogements, commercial, prévente et résidentiel — avec des outils d'analyse et de mise en valeur propulsés par l'IA. Service bilingue, Grand Montréal.

Infolettre

Restez informé