2026-06-13Marché5 min

Par Jeremy Soares — Courtier immobilier résidentiel et commercial, OACIQ H2731

Perspectives du marché immobilier de Montréal 2026 : prix, inventaire et quoi faire

Chaque manchette sur le marché immobilier de Montréal cache autant qu'elle révèle. « Les prix grimpent de 6 % » ne dit rien d'utile à l'acheteur d'un condo au centre-ville sur un triplex de Rosemont ou une maison unifamiliale de l'Ouest-de-l'Île. Le marché n'est pas une seule chose — c'est une douzaine de sous-marchés évoluant à des vitesses différentes. Voici la lecture honnête, segment par segment, pour 2026, et ce que ça signifie pour votre prochaine décision.

Le portrait d'ensemble : un marché défini par la rareté

La force unique qui façonne Montréal en 2026 est le déséquilibre entre la demande et l'offre disponible. La croissance démographique, l'immigration qui s'installe dans le Grand Montréal et un déficit chronique de construction neuve ont maintenu l'inventaire serré dans presque tous les segments. Quand l'offre est mince et la demande stable, les prix montent lentement et les inscriptions bien évaluées partent vite — même dans un contexte de taux d'intérêt plus élevés.

C'est la toile de fond de chaque décision individuelle. Cela ne veut pas dire que chaque propriété est un bon achat ni que chaque vendeur obtiendra son chiffre. Cela veut dire que les fondamentaux favorisent les propriétaires, et que la concurrence pour les bons actifs est réelle.

Segment par segment

Maisons unifamiliales

Le segment le plus contraint en offre. Les maisons isolées des quartiers établis — NDG, l'Ouest-de-l'Île, la Rive-Sud proche — voient le plus de concurrence parce qu'on ne peut pas en construire en volume près du centre. Attendez-vous à des offres multiples sur les maisons bien présentées et justement évaluées, et à de la patience pour les acheteurs.

Condos

Le segment le plus nuancé. L'inventaire de condos au centre-ville et à Griffintown a été plus lourd que le reste du marché, ce qui modère la croissance des prix et donne aux acheteurs plus de marge de négociation que sur les maisons. La qualité, le plan et les frais de condo séparent ici les gagnants des retardataires, plus que l'emplacement seul.

Plex et immeubles à revenus

La classe d'actifs emblématique de Montréal demeure très demandée, portée autant par les investisseurs que par les propriétaires-occupants. Avec une inoccupation près de creux historiques et des programmes de financement qui soutiennent les acheteurs, les plex bien situés attirent la concurrence. Le sujet est approfondi sur nos pages investissement en plex et multilogement.

Grand multilogement et commercial

L'extrémité institutionnelle et investisseur sérieux du marché est façonnée par les taux de capitalisation et le financement SCHL. La demande pour les immeubles stabilisés reste forte; la contrainte, c'est l'offre affichée, ce qui pousse une grande partie du vrai volume hors marché. Voir notre lecture du multilogement T2 2026 pour les chiffres détaillés.

Les forces qui le façonnent

Les taux d'intérêt

Le coût d'emprunt, fixé par rapport au taux directeur de la Banque du Canada, est la variable que les acheteurs ressentent le plus directement. Les taux façonnent l'abordabilité et donc la demande, mais dans un marché affamé d'offre, ils ont modéré la croissance des prix plutôt que de l'inverser. Nous couvrons le portrait du financement en détail dans notre guide de l'environnement hypothécaire.

L'offre et la construction

Les mises en chantier n'ont pas suivi la formation des ménages dans la région — un écart documenté dans la recherche sur l'habitation de la SCHL. Tant que la construction ne rattrape pas, la rareté reste le thème dominant. C'est aussi pourquoi la construction modulaire gagne du terrain comme voie plus rapide vers de l'offre neuve.

Migration et démographie

Le Grand Montréal continue d'attirer des résidents d'ailleurs au Canada et de l'étranger. Chaque nouveau ménage doit se loger, ce qui soutient la demande tant pour la propriété que pour le parc locatif.

Ce que les acheteurs devraient faire

Obtenez votre préapprobation de financement avant de magasiner — dans un marché concurrentiel, une préapprobation propre est un levier. Définissez vos incontournables de façon serrée et soyez prêt à agir sur la bonne propriété. N'attendez pas un « krach » que les données d'offre n'appuient pas; achetez plutôt le bon actif que vous pouvez conserver. Pour les premiers acheteurs, comprenez les programmes offerts dans notre guide du premier acheteur.

Ce que les vendeurs devraient faire

Un marché serré vous favorise, mais seulement si votre propriété est préparée. La prime va aux maisons et immeubles qui paraissent bien, sont évalués selon les vrais comparables (pas selon l'espoir) et viennent avec une documentation propre. Une présentation professionnelle — incluant la mise en valeur par IA — change de façon mesurable la perception des acheteurs. Si vous possédez un immeuble, la même discipline s'applique; voir notre approche pour vendre votre immeuble.

Ce que les investisseurs devraient faire

La thèse d'investissement à Montréal demeure intacte : faible inoccupation, demande locative stable et programmes de financement qui récompensent les logements neufs et abordables. La discipline est dans l'analyse — acheter sur des chiffres réels et normalisés, pas sur l'espoir, comme nous l'expliquons dans le guide des taux de capitalisation. Les meilleures occasions arrivent de plus en plus hors marché, là où un courtage ciblé gagne sa valeur.

En conclusion

Montréal en 2026 est un marché de rareté. Cela récompense les vendeurs préparés, les acheteurs disciplinés et les investisseurs patients — et pénalise quiconque attend des conditions que le portrait de l'offre n'appuie pas. Que vous achetiez votre première maison, vendiez un immeuble ou construisiez du neuf, le geste à poser est d'agir sur de bonnes informations avec un plan clair.

Si vous voulez une lecture de votre situation précise — une maison, un immeuble ou un site de développement — contactez-moi. Le marché récompense ceux qui comprennent dans lequel de ses nombreux sous-marchés ils se trouvent réellement.

Jeremy Soares est courtier immobilier résidentiel et commercial agréé OACIQ (H2731) à Montréal. Le commentaire de marché reflète les conditions de la mi-2026 et constitue de l'information générale, pas un conseil personnalisé.

À propos de l'auteur

Jeremy Soares est courtier immobilier résidentiel et commercial agréé OACIQ (permis H2731) à Montréal. Formé en architecture, il combine le courtage — multilogements, commercial, prévente et résidentiel — avec des outils d'analyse et de mise en valeur propulsés par l'IA. Service bilingue, Grand Montréal.

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